20h30, dans une rue sombre du 11ème arrondissement de la capitale de la France, deux amies hilares, clopes au becs et apéro en main devisent joyeusement de la performance d’une jeune artiste découverte grâce aux bons soins de LadiesRoom.fr. Les deux beautés (ben quoi ?) échangent intelligemment (comme d’habitude) et néanmoins perfidement (toujours) leurs premières impressions :
Mag : Ma biche ? dis-moi, juste entre nous. Le one woman stand up show de Nora… c’est fait. On a glorieusement gloussé comme des baleines devant une fille bombasse, jeune et drôle, belle et intelligente… haïssable donc. Mais bon mis à part ces critères totalement objectifs, et ce sentiment de haine justifié devant ce petit bout de talent, je me demandais si toi qui est comme qui dirait une professionnelle, une brûleuse de planches, une star du 92, tu ne trouvais pas ça indécent cette débauche d’énergie ?
Le problème quand on est une femme d’âge… à point et qu’on est au chômage, c’est qu’il ne faudrait pas regarder la télé. Non, parce que si tu commences à la regarder, tu commences à te sentir cuite, mais alors bien cuite. Moi une fois je suis restée coincée devant mon poste, à la fin de la journée j’ai rempli un dossier pour faire valoir mes droits à la retraite. On m’a ri au nez mais si on avait mesuré mon âge mental, je suis sûre, j’étais large… On en parle pas assez de la vieillesse intérieure. Continuer à lire »
Je m’appelle Peter, mais ma mère m’appelle Pitou, mon frère (alcoolique) Petrus et mes amis ne m’appellent pas. J’ai 38 ans, je m’occupe de maman mais sinon je suis ingénieur dans une boite qui fait des boites. Chez moi l’hiver dure 6 mois, et bon ben y’a pas à dire quand on boit pas on s’emmerde. Et moi je bois pas. Maman n’aime pas ça.
Mais cet hiver tout à changé. Un soir, pendant le diner, je jouais au foot avec mes doigts, je faisais des tirs au but avec mes petits pois. Maman adore les petits pois, mais pas moi. En plein match, mon doigt a ripé, il a glissé sur le manche de ma fourchette, et de footballeur il est devenu skateur. Quel pied, j’ai joué pendant des heures. Puis j’ai foncé dans mon atelier, bricolé quelques pièces, j’ai bombé le torse, rentré mon ventre (les petits pois ça pardonne pas), j’ai mis ma casquette à l’envers, enfilé mon baggy (maman était sortie). Puis j’ai foncé déposer mon brevet. Le skate de doigt était né, et moi j’étais en route pour la célébrité.
Comme tu le sais, il n’y a guère que moi qui me préoccupe vraiment de ta petite santé. Alors cette année, tu boucles tes achats de Noël vite fait, une pochette Française des Jeux pour tout le monde, et tu penses à toi.
Nous savons tous les deux que tu passes 12 heures par jour en enfer au bureau, et bien j’ai trouvé quelques objets pour t’aider à supporter ces instants bêtement gâchés.Continuer à lire »
Et oui, on y est, plus moyen de mettre le nez dehors sans subir la lumière blafarde de rennes en néon aux truffes clignotant en rouge, impossible d’éviter le pitoyable spectacle de Pères Noël gonflables dégueulant des balcons comme autant de cambrioleurs ratés.
Les trottoirs se couvrent de cabanes aux relents de tartiflette, que le pittoresque dédouane du pathétique de la marchandise, assaillis d’heureux consommateurs venus se fournir en bougies pères noël et jolis coussins brodés, sur fond d’ « il est né le divin enfant ». Continuer à lire »
S’il y a bien une qualité qui me fait défaut, c’est la patience.
Pour mieux comprendre cette absence presque aberrante, compte tenu du fait que je suis parfaite, il faut remonter à la source.
L’enfance.
Aud est née sous la neige (bon, alors techniquement non. Mais dehors, il neigeait. C’est cute nan ?!)
M’enfin bref, revenons à nos moutons. Continuer à lire »
Cette semaine, les D-Cubbeuses ressemblent à votre salaire, elles sont bloquées. Ça coince, ça grince des dents, ça n’imprime plus. Rien de grave, rassurez-vous, ça me donnera l’occasion de leur serrer un peu la vis.
Je cligne des yeux. Je recommence. Je tente de faire le point. Je frotte un peu pour virer les dernières images rétiniennes d’un rêve voluptueux. Je grimace et m’étire, la femelle se fait chatte. La chatte se fait souris. Je couine. J’ai mal partout, comme d’habitude. Le sport, les sports, y compris ceux pour lesquels j’avais un certain penchant (traitres !), s’acharnent à ressusciter mes muscles si consciencieusement enterrés. J’avais jamais remarqué jusqu’alors à quel point c’est sadique un muscle. Pire c’est criminel. Toujours un peu rêveuse, je me rebelle. Je m’imagine dans le shorty de Lara Croft, faisant ma chasse aux sorcières, organisant le Salem du grand fessier, la purge du biceps, l’holocauste des ischio-jambiers.